Journée de m… – Balek, Episode 74.
Posté par equateurdebalek le décembre 12, 2007
Il y a des jours comme ça.
Des jours où tout semble se liguer contre soi.
Tout en général, la technologie en particulier.
Ainsi :…
Mon réveil ce matin ne sonne pas. Pourquoi? Personne ne sait. Je regarde s’il est bien programmé. Il l’est. Mais il décidé de lui même ce matin de ne pas sonner.
Levé à la bourre donc.
Douche rapide qui a adopté la nationalité écossaise. Elle passe du chaud au froid, non, du bouillant au glacé de sa propre initiative. Le fait de lui tripoter le mitigeur ne fait qu’aggraver les choses.
Je sors fumant du haut, glacé des gambettes, me prend les pieds dans le peignoir qui a sauté de lui-même du radiateur chauffe-serviette au sol. Je note en tentant d’éviter le rétablissement sur le menton, que le radiateur chauffe serviette a pris sa journée de congé. Je transforme ma chute inévitable en un double loop acrobatique et n’y laisse qu’un orteil que je jette habilement contre le meuble de la salle de bain.
A cet instant je me dis qu’il vaudrait mieux éviter le rasage. Mais je bosse. L’aventure est inévitable.
La bombe de mousse à raser est bien évidemment vide.
Du savon fera l’affaire.
La lame de mon rasoir est bien évidemment morte.
Au finish j’aurais mieux fait de me passer les joues au papier de verre.
Pas grave. Rien de grave dans tout cela.
Un café va remettre le monde en ordre.
Encore fallait-il que j’aie du café.
Mais rien.
Bon c’est de ma faute. Ce ne sont pas les dieux qui me poursuivent de leur ire, mais bien moi qui ai zappé les courses.
Tranquille Balek, tranquille.
Keep zen.
Je me prépare pour partir. Ce crétin de réveil m’a foutu en retard.
Mes clés?
Bon dieu! Où sont mes clés?
Les clés sont de petits animaux vicieux, tout le monde sait ça.
Ni dans la veste. Ni dans le pantalon. Pas dans le blouson, encore moins dans le manteau.
Le vide poche est vide.
Elles sont donc tombées quelque part.
Allez Balek. Essaie de te souvenir de la dernière fois que tu as touché ces saloperies de clés.
Vingt minutes de recherches pour les trouver au finish, au pied des toilettes.
Pour mémoire, ne pas mettre les clés dans la poche de son pantalon quand on va aux gogs.
Bon aller, partir.
La pointeuse n’attend pas. Je l’imagine déjà me regarder de son oeil digital unique, m’affichant un “hé hé” sardonique quand je pointerai dix minutes en retard.
Je regarde l’heure sur mon téléphone qui crie famine. Oublié de le recharger. Mais c’est paaaas vraaai!
Une demi-heure pour arriver au boulot.
C’est jouable.
Presque.
Car quand une journée décide de démarrer mal, je ne vois pas pourquoi elle changerait d’attitude dans la matinée.


Maud a dit
Waouhhh !!!!!!!!
Quand la technique vous poursuit à ce point… le principe du “rester au chaud sous la couette en faisant semblant d’être malade” est encore la meilleure solution…
bon courage pour le reste de la journée, Balek… parce que j’ai l’impression que tu n’es pas au bout de tes peines…
Armelle a dit
Et encore, tu ne changes pas trois fois de tenue parce que rien ne te vas aujourd’hui, de regarder 15 fois si les portes sont bien fermées, l’eau du robinet ne coule pas…
C’est aussi la galère quand la journée commence comme çà.
Est ce que tu vas mieux là ou c’est une journée de m****.
Butterfly0506 a dit
oué… y’a des jours comme ça
Virginie a dit
Parfois certaine journée commence mal et se finissent très bien. Parfois c’est le contraire. C’est ce côté aléatoire qui fait tout son charme à la vie. Courage! Demain sera un autre jour.