Comment mater la pépette. Balek, episode 87.
Publié par equateurdebalek sur avril 14, 2008
Pour toutes les fois où elle m’a dit de faire demi-tour “immédiatement”, qu’elle m’a stressé quand j’ai daigné la prendre avec moi dans ma voiture, en me disant de prendre à droite deux mètres trop tard ou à gauche dans un sens interdit fraîchement installé, voire quand elle insistait lourdement en me disant de me rabattre à gauche, alors qu’un poids lourd m’en empêchait, pour toutes ces fois là, je l’ai prise avec moi dans ma bagnole ce week-end et ai décidé de lui en faire baver comme jamais elle n’en avait bavé.
Il s’agit bien entendu de Pépette.
Pépette? Mon GPS avec cette odieuse voix de pétasse décolorée, d’où Pépette.
Je la charge ce week-end dans ma voiture et la fixe à mon pare-brise.
Pour amplifier sa souffrance je ne la connecte pas sur mon allume-cigare, histoire de bien lui faire comprendre qui est le maître dans mon univers, dans mon chez-moi à quatre roues.
Je lui indique la destination : Saint-Ouen avec un rire sardonique car je sais pertinemment que mon intention est d’aller sur Evry puis, si l’envie m’en prend, de faire un petit tour sur Paris.
Sur les quais par exemple.
Go.
Pépette s’affole, se stresse, calcule, recalcule et calcule encore.
Elle échange, affolée, avec son complice invisible : le satellite.
Je sature ses communications par ma cruauté.
Je l’observe dialoguer, échanger.
Je jouis de la voir calculer les trajets impossibles d’un être parfaitement irrationnel.
Je m’amuse d’aller sur la gauche quand elle me conseille (notez qu’elle ne m’ordonne plus, elle me conseille maintenant) d’aller à droite, à droite quand il faut aller à gauche et plus vicieux encore, d’aller tout droit de manière tout à fait imprévisible quand elle souhaiterait que j’emprunte une rue de traverse.
Epuisée au bout de deux heures de route, elle rend l’âme, faute de batterie.
J’ai vaincu.
Cela ne m’aura coûté que quelques litres d’essence, mais pour mater cette pétasse en boîte, fallait bien ça.
Sûr que la prochaine fois que je l’inviterai dans ma voiture, elle aura changé de ton.
Non, mais!


avril 14, 2008 à 12:28
On aurait presque envie de plaindre “Pépette” …
avril 14, 2008 à 6:29
oui, c’est vrai, pauvre Pepette
On reconnait bien l’homme qui veut avoir le dernier mot avec une femme et surtout avec une pepette.