Deux sangs s’affrontent en moi.
L’un me coule dans les veines depuis des générations de paysans installés, entre les chèvres du Poitou et un champ de patates de la Sarthe. Occasionnellement s’y est mêlée la poussière blanche longtemps respiré par de frustres carriers. On y trouve également les globules d’un aviateur mort noyé sur un paquebot au large Rochelle après s’être lamentablement essayé à quelques poèmes sur la guerre de 14.
De ce côté-là, c’est plutôt le marais poitevin. Ça a son charme, mais on s’y emmerde dès lors que l’on y passe plus d’un week-end.
L’autre sang me vient de Bretagne.
Et aussi loin que je remonte ma généalogie, je n’y trouve de ce côté de l’arbre que des branches bizarres, tourmentées et aventureuses.
Les fruits de ce côté ne sont pas les pommes tranquilles et paysannes de mon premier sang, mais des fruits plutôt exotiques, fort en goût, parfois immangeables mais suscitant à tout les coups l’étonnement et la curiosité.
J’y trouve, entre autres : des corsaires, des canonniers ayant gardé ou perdu la vie lors de la bataille des Saintes en vue de libérer les Amériques du joug anglais, des pêcheurs d’Islande, un aventurier ayant fait fortune, son fils gigolo ayant dilapidé cette même fortune au courses, une magnifique arrière grand-mère aux ascendances libanaises qui abandonne ses enfants pour vivre une histoire d’amour passionnée, un peintre de grand talent et son épouse, une passionaria aux yeux de glace.
Ce sont les quarantièmes rugissants, plutôt sexys, mais épuisants.
Mon sang ne fut donc jusqu’à présent qu’un vaste dialogue, le plus souvent houleux, entre un terrien aux yeux las éleveur de patates, et un corsaire, pirate à ses heures, coutelas entre les dents, feu dans les yeux.
C’est en tout cas comme ça que j’imagine l’histoire.
Mais à l’équateur, rien ne sert plus de discuter entre gens qui ne peuvent se comprendre.
L’équateur, c’est le lieu des choix, des arbitrages. A midi, plus aucune ombre mais la pleine lumière.
Il est temps de faire taire les deux zozos et de prendre la barre.
Il est temps de m’atteler à mon véritable boulot : écrire, écrire, écrire.
Dans les bouquins, c’est facile.
Dans la vie véritable, quand votre musette est vide de tout, votre avenir apparaît comme une immense falaise dont vous ne distinguez qu’approximativement le sommet un peu brumeux ou plus exactement en ce qui me concerne comme un océan sans limite, deux bidons d’espoir, trois planches d’amitié, et une voile d’inconscience.
Allez, je me fourre le coutelas entre les dents, un chiffon sur la tête.
Je m’arme de mon plus beau cri de guerre et me fous à l’eau.
Bio
A 42 ans, difficile de se présenter avec un CV comme le mien.
Publicitaire, patron d’une boîte de presse, sdf, cadre d’une entreprise internationale, DG d’un syndicat viticole, pompier, commerçant, camelot… j’ai toujours vécu avec passion en me laissant guider par l’émotion.
J’ai écrit trois livres jusqu’à présent :
- Lisa
- Macadam Gonzo
- Cabo Roto
et quelques autres textes…
Jean-François Aubert.


ils sont publiés tes livres ?
pas encore. mais peut-être bientôt disponible sur http://www.lulu.com
Et bien voilà ! j’ai compris un côté de toi : ton origine bretonne !
J’ai lu tes 3 livres, je les ai adorés, je suis ton fan club à moi toute seule, en te souhaitant qu’il s’élargiiiiiiiiisse ! Tu le mérites tout autant que d’autres auteurs qui se sont fait un nom.
et comment on fait lorsqu’on souhaite lire tes livres?
Justine, cela n’est pas possible pour l’instant. Mais ils seront bientôt disponibles en ligne. Je vous tiens informée. Vous pouvez également souscrire à ce blog (“abonnez-vous à Balek”), pour être informée en temps réel des évolutions.
Est-ce que Balek fait du sport ? Si oui, lequel ? Je suis sûr qu’il a des scènes d’expériences sportives croustillantes à nous rapporter !
Salut Libellule !
Pour répondre à ton souhait, je viens de créer le fan club de Balek sur facebook.com…
Tu pourras t’y inscrire et le faire connaitre en allant sur : http://www.facebook.com/group.php?gid=6691384539
Cordialement
quel genre de vacances préfères-tu ? Plutôt St Trop l’épat’ ou balades en Corse, trek au Népal ou encore découverte des petits coins sympas de Paris au mois d’août ? Dernière question : seul ou accompagné ?
Je te retrouve, vieux pirate, gràce aux confidences de ton frère…. depuis le temps que je voulais te lire…..
Bises du Front de Libération des Cévennes
Fonf : ça fait plaisir… ben maintenant tu lis. Et j’espère que ça te fais rire un peu.
Beaucoup de choses ont changées… on en parle en message privé.
A très bien, Kmarade!
A quand des extraits du nommé Cabo Roto, le citer c’est bien ,on aimerait en gouter quelques extraits ,si c’est possible…..
kataar…… euh, ça fonctionne pas des masses ton lien, j’avoue que je galère, on peut demander mon full name ! non mais des fois !
)
allez, un petit coup de main stp
mon balouket chéri, je ne vois plus ta photo…pfffff
ah… on a le droit à la photo de l’auteur… on a bien fait d’attendre un peu…
et la photo de Balek ? elle est pour quand ?
ou es tu passé ?? (17 mars 2008 )
nous n’avons plus le plaisir de te lire, tu nous a abandonné ?? nous qui croyons en toi, nous qui buvons tes paroles, comment peux tu laisser tes lecteurs sans nouvelles ? même un bref passage histoire de nous dire que tout va, ça nous ferait plaisir !
a bientôt
bravo !!! tu m’a redonné la passion pour la lecture !!
a bientot
Je ne connais pas bien Balek, mais j’aime Jean-François que je n’ai pas vu depuis si longtemps ; trop longtemps.
Heureusement que Yacine m’informe un peu.
Tu me manques mon Loulou.
Voyons-nous vite.
Bises et à bientôt
Franck
Le plus vite possible Franck, le plus vite possible.
Bises aussi.